Un zeste d'estime

Comment développer l’estime de soi ?

SE FIXER UN OBJECTIF CHAQUE SEMAINE POUR DÉVELOPPER L’ESTIME DE SOI

Cette méthode est employée dans des groupes de femmes au Québec (ateliers d’affirmation positive de soi, formation visant l’insertion socioprofessionnelle) : se fixer chaque semaine un objectif précis, réaliste, qui peut être répété régulièrement et qui a un intérêt pour la personne.

C’est ainsi qu’Anne a obtenu un peu plus d’ordre en demandant à ses enfants de ranger leur manteau et leur cartable en rentrant de l’école, Noëlla a cessé de se ronger les ongles, Isabelle a invité des connaissances chez elle, Lucie s’est ménagée un moment de dix minutes par jour pour lire après le dîner, ...

En savoir plus sur cette méthode

NEUF CLÉS POUR DÉVELOPPER L’ESTIME DE SOI

  1. Se connaître.
  2. S’accepter.
  3. Etre honnête avec soi-même.
  4. Agir.
  5. Faire taire le critique intérieur.
  6. Accepter l’idée de l’échec.
  7. S’affirmer.
  8. Ecouter et chercher à comprendre le point de vue de l’autre.
  9. S’appuyer sur le soutien social.

En savoir plus sur ces clefs

Image-clef

Pour s’envoler, le papillon commence par un seul battement d’ailes :

L’important est de ne pas se fixer un objectif trop haut dès le départ. Si l’objectif est trop gros, se donner des étapes intermédiaires et des moyens. Mieux vaut réussir un petit objectif et acquérir ainsi plus de confiance en soi en prenant confiance en sa capacité propre à se prendre en main plutôt que d’affronter un échec ou se laisser porter comme un bouchon par l’eau.

L’objectif est-il réalisable en une semaine ?

Si non, donnez-vous des étapes intermédiaires.
Par exemple : entreprendre une formation n’est pas réalisable en une semaine. Par contre, c’est possible de contacter un organisme pour se renseigner sur les formations disponibles.

L’objectif est-il concret ?

Préciser où et quand on veut mettre en œuvre cet objectif, éventuellement avec qui.

L’objectif est personnel ?

Est-il important pour vous ou est-ce pour faire plaisir à votre mari, à vos enfants ? Qu’est-ce qui vous ferait vraiment plaisir ? Osez écouter vos besoins et vos désirs : peindre, se promener, chanter, apprendre à conduire, ...

L’objectif est-il mesurable ?

Vous devez pouvoir vérifier si vous l’avez atteint
Exemple :
Manger moins : non mesurable
Manger uniquement aux repas : vérifiable

Avez-vous prise sur cet objectif ?

Exemple :Vous voulez améliorer la relation avec votre belle-famille.
Vous n’avez pas prise là-dessus. Chacun est responsable d’une part de la relation
Cette semaine, vous vous donnerez une occasion de mieux connaître votre belle-mère.
Quel moyen ?

Il est important de se laisser aller à faire une liste de tous les moyens possibles, même les plus farfelus, pour trouver des solutions hors des sentiers battus. Choisir ensuite le moyen le plus approprié.

L’objectif est-il formulé de façon positive ?

A la place de dire : « Ne pas faire la lessive tous les jours » mieux vaut dire : « Faire la lessive uniquement les lundis, mercredis et samedis »

Un carnet de bord

Vous pouvez tenir un « carnet de bord » dans lequel vous notez vos désirs, objectifs moyens. Si vous l’estimez utile, parlez de votre objectif à vos proches, ils pourront mieux comprendre votre démarche et vous soutenir éventuellement.

Pratiquer cette méthode en groupe : conseils aux animatrices

Cette méthode de l’objectif hebdomadaire peut être pratiquée en groupe. Le rôle de l’animatrice est d’animer l’échange sur les objectifs, après un temps de réflexion personnelle dans le silence :

Le groupe peut aider à la recherche de moyens (sans dire « si j’étais à ta place »). Le sens de la démarche peut ne pas être compris par des participantes : demandez à d’autres participantes de reformuler celui-ci.

Les clefs pour développer la confiance en soi

  1. Changer le rapport à soi-même :
    Pas besoin d’être un diamant pour laisser passer la lumière


    La première chose à faire est de connaître nos forces comme nos limites Ensuite, s’accepter, s’aimer sans conditions. Il n’est pas nécessaire d’être sans défaut pour avoir une haute estime de soi. Avoir une haute estime de soi ne signifie pas pour autant mentir à soi-même et aux autres.
     
  2. Changer le rapport à l’action :
    C’est en forgeant qu’on devient forgeron.


    Les actes quotidiens sont la gymnastique d’entretien de l’estime de soi. Agir, c’est prendre le risque de réussir… Souvent, on n’ose pas. La peur paralyse. On a peur de faire le mauvais choix, peur de rater. Oublions les « ça ne marchera pas » et les « ça n’a servi à rien ». Un voyage de mille lieues commence par un seul pas. C’est en réussissant des petites choses qu’on améliore l’estime de soi. Avançons étape par étape.

    Et si l’on rate ? Echouer fait partie du jeu. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Ne voyons pas tout en noir . Ce n’est pas parce qu’on rate une chose que le monde s’écroule. Dans « Le livre du bonheur », Bernard Benson donnait l’image de la corde et de la chaîne. Tresser une corde avec tout ce qui donne sens à notre vie rend notre bonheur plus solide. Si un brin se casse, la corde ne se rompra pas. Alors que si nous faisons une chaîne de tous ces éléments, lorsqu’un anneau casse, la chaîne est brisée ...
     
  3. Changer le rapport aux autres :

    On ne développe pas l’estime de soi dans une bulle : s’appuyer sur le soutien social est essentiel pour développer l’estime de soi. Les relations avec les autres ont besoin d’ être entretenues et diversifiées.

    S’affirmer sans être ni hérisson, ni paillasson.
    La communication non-violente développée par M. Rosenberg propose une manière d’être en relation : à la fois on exprime ce que l’on pense ou ressent (Cfr « cessez d’être gentil, soyez vrai ») et à la fois on écoute et cherche à comprendre le point de vue de l’autre.
    A la manière de la girafe, qui avec son long cou voit beaucoup de choses :
    • Prendre le temps d’observer ce qui se passe, avec du recul.
    • Ensuite , apprendre à exprimer ses sentiments, traduire en mots ce que l’on ressent parfois de manière bien floue, à l’intérieur de soi : sentiment de bien être, de tristesse, d’insécurité ...
    • Reconnaître les besoins satisfaits, ou insatisfaits en lien avec ces sentiments.
    • Apprendre à formuler des demandes, pas des exigences ni des plaintes.
    Il est important de respecter l’autre, même si on n’est pas totalement en accord avec lui.