Assesse, le 21 novembre 2007
L’associatif, un enjeu citoyen, un outil pour l’estime de soi
« Parce que solidité rime avec solidarité »
Se construire comme sujet ne va pas de soi. Dans une société mondialisée où la loi du plus fort prévaut, de nouveaux modes de rapport à soi et aux autres s’élaborent. L’ACRF préconise de prendre une distance critique par rapport aux messages de la société de consommation et veut dénoncer la course à la performance, au développement personnel prônés par tous les illusionnistes d’un bien-être à tout prix. La construction de l’estime de soi intègre la dimension associative, en articulant l’autonomie personnelle à l’action collective et citoyenne. Pour l’ACRF, le rôle de l’associatif dans la construction de l’estime de soi est capital notamment pour les populations minorisées ou précarisées.
En tant que mouvement de femmes en milieu rural, reconnu par la Communauté française, l’ACRF se réjouit de l’existence d’un financement structurel de la part d’un pouvoir public pour un tel secteur. Elle apprécie particulièrement la finalité exprimée dans le « Décret relatif au soutien de l’action collective dans le champ de l’Education permanente » de juillet 2003. Celle-ci vise « l’analyse critique de la société, la stimulation d’initiatives démocratiques et collectives, le développement de la citoyenneté active et l’exercice des droits sociaux, culturels, environnementaux et économiques dans une perspective d’émancipation individuelle et collective des publics en privilégiant la participation active des publics visés et l’expression culturelle ».
L’associatif répond à des besoins essentiels de la population tout en créant des emplois. Pour permettre aux associations de renforcer ce rôle d’acteur dans la société, l’ACRF demande à la Communauté française :
Pour éviter une surcharge financière des associations, l’ACRF demande à la Région wallonne :
L’ACRF demande de prendre en compte, à tous les niveaux de pouvoir et de participation, les conclusions de ses formations à l’estime de soi auprès des professionnels travaillant avec des femmes peu scolarisées et précarisées.
L’expérience de ces acteurs montre qu’on ne peut réduire la formation à ce qui est directement rentable sur le plan économique. Toute formation doit pouvoir aussi rencontrer les besoins de participer et de donner sens à sa vie. Elle doit dès lors pouvoir s’ouvrir à un apprentissage social et expressif qui est à la base de la confiance en soi.
Léonie Gérard |
Brigitte Laurent |
Si vous voulez rejoindre les interpellations exprimées dans cette carte blanche de l’ACRF...